Il n'a pas été victime de ragots : le barbeau méridional

Comme le chantait Brassens, c’est un modeste…

Il ne fait pas parler de lui, ce modeste qui malgré une belle robe oscillant entre le cuivre, l’argent et l’or, parsemée de belles taches noires, ne roule pas des mécaniques dans nos cours d’eau.

Au contraire, victime d’agressions diverses - pollutions et assecs notamment -  Barbus méridionalis,  nommé également et à tort « barbeau truité » s’est fait peu à peu éliminer de bien des cours d’eau du sud de la France ou il est endémique.

Aucune alliance contre nature avec la truite n’a affaibli l’espèce, pas même avec son cousin Barbeau commun qui ne fréquente pas les mêmes territoires.

Le barbeau méridional fréquenterait plutôt l’Aigue brun, l’Eze dans sa partie amont, le Largue ou le Réal de Jouques. Bref il est plus un poisson d’affluents de la Durance qu’un poisson de la Durance elle même.

Malgré mes efforts pour le retrouver dans l’Eze ou il abondait autrefois en compagnie des loches, des blageons et des vairons (eux aussi en grosse difficulté) je n’ai constalé la présence que d'une petite troupe à l'amont du pont du Tourel  entre Pertuis et la Tour d'Aigue.

Peut être qu’un jour, dans une eau redevenue saine …

 

Le barbeau méridional est inscrit comme rare dans le livre rouge des espèces menacées de poissons d'eau douce rédigé par l'Union Internationale pour la conservation de la Nature

 

Pierre D le 27 Juin 2020

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