SOS Durance Vivante a assisté aux assises de l’eau

dans le département des Alpes de haute Provence

 

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SOS Durance Vivante souhaite contribuer au débat public sur l’eau, d’où la raison de notre présence le mardi 25 octobre à Digne-les-Bains.

La journée était organisée en deux temps (voir programme pour plus de détails), une matinée consacrée à un retour d’expérience, autour de 3 tables rondes :

Retour sur la sécheresse 2022

Gouvernance à l’échelle interdépartementale

Quels exemples de solutions mises en œuvre à l’échelle par des acteurs du département.

 

Un après midi consacré à 3 ateliers :

Eau potable

Agriculture

Gouvernance,  tourisme, et communication

 

Nous étions environ 200 à participer à ces assises de l’eau, élus, institutionnels, associations, entreprises et syndicats. Nous avons pu constater l’inquiétude que fait porter la sécheresse sur notre région et en l’occurrence sur le département des Alpes de Haute-Provence. Des villages n’ont plus d’eau et sont ravitaillés à partir de différentes solutions ( camion citerne, bouteilles, solidarité entre les villages).

Nous sommes, à SOS Durance Vivante, inquiet et solidaire de cette inquiétude mais notre analyse diffère de ce que nous avons pu entendre. Nous ne pouvons que nous réjouir de la manière dont les acteurs ont su se mettre autour de la table pour discuter et gérer dans l’urgence cette sécheresse.

Notre divergence porte sur les causes, très peu interroger, de cette sécheresse. Nous sommes les seuls à penser que l’aménagement de la Durance doit être à minima interrogé dans le rôle qu’il peut jouer dans le dérèglement du cycle de l’eau (très peu évoqué lors de ces assises). Cette interrogation existe depuis 1986 dans une thèse de doctorat disponible sur notre site.

Nous ne remettons pas en cause l’impérieuse nécessité pour les humains de disposer de l’eau pour leur activité et la nécessité de pouvoir la distribuer, à travers des infrastructures, mais doit- on pour cela détourner 90% de l’eau de la Durance, doit-on pour cela proposer toujours plus de canaux pour amener l’eau là ou il n’y en à pas ?

Le développement, même économique, ne doit-il pas se penser à partir des ressources locales ? L’eau du Verdon par exemple, peut-elle être distribuée dans tous les départements de notre région ?

Diminuer les usages de l’eau, ne suffira pas à résoudre les problématiques contemporaines auxquelles nous sommes confrontés.

SOS Durance Vivante tient à rappeler que le cycle de l’eau est le seul moyen pour les humains d’avoir de l’eau sur terre et dans notre région, les aménagements doivent être interrogés à l’aune de ce cycle et non à l’aune du développement économique qui lui n’est pas à l’origine de l’eau dans notre région mais qui semble être à l’origine de son dérèglement.

C’est dans ce sens que nous avons souhaité mettre dans le débat la question des droits de la nature, qui est un des seuls outils qui permettra de considérer la Durance, comme une entité ayant une valeur intrinsèque et non une simple ressource qui n’a de valeur qu’une fois utilisée par les humains.

Sans interroger les causes de cette sécheresse, nous devrons faire face à l’urgence d’une crise permanente.

 

Vos remarques : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Agnès Collectif des Gammares:

Merci pour ce mail informatif. J’espère que vous aurez été entendus, au moins un peu, car vous n’êtes pas sans savoir que nous aussi aux « Gammares » nous partageons votre point de vue.