Une petite balade autour du chateau de Saint Estève Janson

Ce samedi 20 juin 2020, première balade tranquille autour du chateau en ruine de Saint Estève Janson ; treize personnes sur le parking, prêtes à se dégourdir les jambes après cette longue période de confinement. 

C'est l'occasion de découvrir ensemble une garrigue un peu dégradée entaillée par le canal usinier, la ripisylve de la Durance, le chateau en ruine de Saint Estève Janson, la gravière redevenue sauvage en partie envahie par la jussie,  peu d'oiseaux typiques des milieux humides  hormis un joli couple de circaètes Jean le Blanc, des grenouilles vertes en quantité, des libellules et demoiselles, un myocastor (ragondin) qui traverse le bras principal de la Durance et prend la pose sur l'autre rive.

Les carpes ne sont pas visibles, leur période de reproduction spectaculaire est terminée...nous étions confinés et elles, pendant ce temps, multipliaient les contacts !!!

Petite dérive "gastronomique" à l'évocation du paté de castor que l'on trouve parfois dans le commerce, et qui en vérité n'est que du ragondin, un rongeur assez déroutant qui de nombreuses fois m'a observé, attentif, ses grandes incisives orangées bien en évidence...rencontre involontaire de ma part car je n'ai jamais réussi à le surprendre.

Autres petites dérives "gastronomiques" , ma manière de préparer un truite arc en ciel, pièce rapportée dans les rivières de France, un peu fade à mon gout mais acceptable en croute de sel, et évocation de la route de la carpe frite (moins connue que la route des vins) par Christophe qui a vécu la haut dans les brumes de l'Est, du coté de Thann si je ne m'abuse...

Evocation des gambusia qui prolifèrent dans les plans d'eau, seul poisson d'eau douce  ovovivipare en France et de la controversée perche soleil, mignone mais qualifiée de nuisible car à envahissante. A mon avis, nuisible est une bien grande accusation, maiis c'est une autre histoire)  

Je sais maintenant que le campagnol est friand de poireaux et d'artichaut. Cela me conforte dans l'idée de limiter mon potager aux trois pieds de tomates plantés pendant le confinement. 

J'ai appris également que le prunier sauvage (dont j'ai oublié le nom local) fait un excellent porte-greffes et qu'il y a du coté de Villelaure de beaux ronciers pleins de mures juteuses. 

Quelques nouveaux adhérents en fin de balade, dont celle de Cécile qui sera notre référente en sols, carrières et gravières. 

Ceux d'entre nous qui ont apporté un pique nique, s'installent à l'ombre, au bord de l'eau, face au chateau en ruine qu'il iront visiter ensuite.

Une superbe matinée, riche de ce que chacun y a apporté. Beaucoup de bonne humeur... A quand la prochaine ?

 

Pierre D le 30 Juin 2020

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